Mercredi 24 Mai 2017

Les shonen : aventure, bastons et courage

Si je vous dis Naruto, Dragon Ball Z, Bleach, Ken le survivant … vous me répondrez certainement : Manga ? Oui, mais encore ? En fait tous ces classiques sont des Shonen, des mangas destinés aux jeunes garçons, du moins à l’origine. Comme vous l’aurez compris, aujourd’hui j’ai décidé de faire un petit tour d’horizon de ce genre ultra connu, souvent critiqué mais qui possède tout de même quelques incontournables.

Genres et sous-genres : l’art de tout classer

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C’est bien connu, les japonais aiment mettre les choses dans pleins de petites cases distinctes. Les différents styles de mangas n’échappent pas à cette règle. Le Shonen, comme les autre genres, est tout d’abord destiné à une cible éditoriale bien précise, les jeunes garçons (de 10 à 15 ans), avant d’être à son tour découpé en plusieurs autres catégories. Chacune de ces catégories sont basées sur un schéma ultra précis repris sans exception dans absolument tous les mangas. Bon, j’exagère un peu mais il est rare de voir un manga qui sort des sentiers battus. C’est vrai, pourquoi changer une recette qui marche ?

Le Nekketsu

Le plus connu de ces sous-genres est celui que wiki appel le nekketsu. Je n’ai jamais vu ce terme utilisé ailleurs mais il se traduit par « sang bouillant » et représente parfaitement le genre le plus connu de tous. Il s’agit donc du parcours d’un jeune garçon qui traine souvent un passé lourd de mystère et/ou de douleur, muni d’un courage exceptionnel, d’une force peu commune ou d’un don rare. L’histoire nous narre donc son parcours exemplaire, à travers de multiples aventures, vers la gloire et la toute puissance, et surtout vers l’extermination du super méchant. Certains pourront dire que je suis trop catégorique, pourtant la liste de mangas qui confirment mes dires est d’une longueur étonnante.

Pas si facile de faire un Shonen à succès

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On pourrait s’imaginer, sachant qu’ils suivent tous  ce schéma, que la tache des mangakas est de ce fait  simplifiée. En réalité je crois que c’est le contraire.  L’idée c’est de pouvoir faire, avec exactement les  même outils que tous les autres, une chose qui sorte  du lot. Il ne s’agit donc pas d’innover à proprement  parler mais plutôt de trouver les bonnes nuances et  d’avoir le talent pour les assembler de manière judicieuse.

J’ai pu noter que, le plus souvent, les meilleurs Shonen étaient ceux qui avaient su construire un monde original et abouti autour de leurs histoires. On ce souvient du monde presque-futuriste de Dragon Ball ou encore de la société ninja de Naruto, ainsi que des mers dirigées par les pirates de One Piece. Même certains mangas comme Bleach, qui prennent leur essors dans un monde identique au notre, dévoilent par la suite l’organisation rigoureuse et complexe d’un ou même de plusieurs mondes parallèles.

La recette incontournable

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Pour faire un bon shonen, il ne suffit donc pas de reprendre à la lettre le schéma ordinaire, il faut également trouver l’idée qui rendra l’univers du manga unique. Exemple, les Saiyens, les Ninjas, les pirates, les shinigamis… Ensuite on affuble nos héros de quelques pouvoirs extraordinaires et de méchants bien tenaces. On saupoudre généreusement le tout de grosses bastons qui doivent obligatoirement au passage raser le paysage sur trois kilomètres à la ronde. Une pincée d’humour et pour finir on se laisse guider par le cheminement ultra-classique mais furieusement efficace : Un méchant (ou une épreuve quelconque) fait son apparition.

Le héros n’est pas assez fort pour le battre alors il s’entraine durement jusqu’à dépasser ses propres limites et finit par anéantir magistralement son adversaire. Petite pause humoristique jusqu’à ce qu’un nouveau méchant se pointe (encore plus fort que le précédent évidemment). Bien sûr notre héros n’est pas de taille alors il s’entraine (encore) et ainsi de suite, ça peut durer très longtemps comme ça. Bien sûr il s’agit d’un schéma un peu réducteur mais dans le fond, on en est jamais très loin.

Un genre qui plait indéniablement

Le Shonen est donc un genre pour le moins prévisible mais toutefois réellement efficace. Des aventures épiques, de l’action, de l’humour et souvent des sentiments (très masculin certes mais quand même ils sont là) … que demander de plus ? Les séries shonen sont souvent extrêmement longues et ceci grâce à leur succès auprès d’un public très diversifié. Dans un style shonen pur et dur on trouve les plus connus de tous : Naruto, Bleach, One Piece, Dragon Ball, Fairy Tail, Fullmetal Alchemist, D-Gray man. En outre, dans les formats plus courts et moins conventionnels, on trouve tout de même quelques perles, tel que Air Gear, GTO ou Durarara (mon chouchou).

Personnellement, même si je regarde à peu près tous les genres de manga qui existent, le shonen reste pour moi un grand plaisir. Les interminables scènes de combats peuvent paraître lassantes pour la gente féminine, mais il n’existe vraiment rien de comparable à ce défouloire puissant qui sait se rendre passionnant au yeux de tous.

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