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La France autorise la revente de films destinés au cinéma aux plateformes de streaming

Suite à la crise sans précédent que subit le cinéma français, le CNC a pris la décision d’autoriser aux distributeurs et aux producteurs de vendre leurs films aux plateformes de streaming dès leur sortie en salle. Une décision qui permettra de limiter l’embouteillage à la réouverture des cinémas, puisqu’il y aurait déjà plus de 400 films en attente de sortie.

La sortie en salle de plus de 400 films a déjà été retardée

Le cinéma français subit une crise sans précédent depuis la fermeture des cinémas en mars 2020 et ce malgré une réouverture de quelques semaines l’été dernier.

Les films pourront sortir simultanément en salle et en streaming jusqu’à un mois après la réouverture des salles

Le CNC (Centre National de la Cinématographie) va autoriser le rachat et la diffusion de films par les plateformes de streaming sans avoir à respecter le délai règlementaire de 4 mois.

Les producteurs vont donc pouvoir revendre leurs films à des plateformes de streaming (Netflix, Amazon Prime Video, Disney+) à des chaines de télévision (France Télévision, Canal+) et même les vendre en Blu-ray et DVD sans attendre 4 mois après leur sortie en salles.

Cette mesure permettra de ne pas enterrer définitivement les productions les plus modestes, et donnera aussi plus de flexibilité aux plateformes pour vendre leurs propres longs métrages. Ce dispositif permettrait par exemple à Disney de proposer l’achat définitif ou en VOD (avec un supplément) de Black Widow en simultané avec sa sortie au cinéma.

Pour profiter de cette dérogation, les producteurs peuvent d’ores et déjà déposer une demande auprès du CNC, et ce « jusqu’à un mois après la date de réouverture ».

Le président du CNC, Dominique Boutonnat, a toutefois expliqué que cette dérogation à la chronologie des médias est aussi exceptionnelle que temporaire :

Ce type de dispositif ne remet en cause en aucune manière la chronologie des médias ni son évolution prochaine, qui fait l’objet d’une négociation spécifique au sein du secteur, au succès de laquelle les pouvoirs publics ont régulièrement affirmé leur attachement.
La mesure adoptée tend donc simplement à prévenir l’apparition, dans les mois à venir, de difficultés touchant à la régulation du flux des sorties de films.

Si cette solution peut aider à sauver du naufrage certaines productions françaises, pas sur que les exploitants de salle de cinéma voient la mesure d’un si bon œil …

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