L'utilisation intensive de smartphones fait-elle vraiment pousser des cornes ?

Cynthia
27/06/19
Cynthia Leblanc

Des scientifiques ont dévoilé l’année dernière l’existence d’une possible corrélation entre la position de notre tête, suite à notre fréquente utilisation de smartphones, et la poussée d’excroissances osseuses à l’arrière de notre crâne. Mais les smartphones peuvent-ils réellement vous faire « pousser des cornes » ?

L’apparition d’excroissances osseuses de 3 centimètres

Une étude scientifique publiée le 20 février 2018 dans le Scientific Reports a révélé que certaines personnes avaient des excroissances osseuses qui poussaient à l’arrière du crâne.

L’hypothèse évoquée est la suivante : la mauvaise posture de la tête à cause de l’usage des smartphones et tablettes au quotidien. Selon cette étude, les jeunes adultes de 18 à 30 ans, en particulier les hommes, sont les plus touchés :

Nous émettons l’hypothèse que l’utilisation de technologies modernes et d’appareils portatifs pourrait être principalement responsable de ces postures, et du développement ultérieur de caractéristiques crâniennes robustes et adaptatives dans notre échantillon.

Et il faut bien avouer que les radios illustrant cette étude sont particulièrement inquiétantes :

L'utilisation intensive de smartphones fait-elle vraiment pousser des cornes ?

L'utilisation intensive de smartphones fait-elle vraiment pousser des cornes ? #2

David Shahar, scientifique spécialisé dans la médecine à l’université de la Sunshine Coast en Australie est à l’origine de cette recherche. Il explique sur la BBC qu’il a été grandement surpris par les résultats de cette étude, en particulier par la taille de ces « cornes ».

Un phénomène qui n’est ni nouveau ni lié spécifiquement aux smartphones

Pourtant cette étude est loin d’être exacte. Pour commencer, ces « cornes » ne sont pas une nouveauté. Appelées « protubérances occipitales externes élargies » (EEOP), ces dernières touchent les personnes âgées plus inclines à baisser la tête.

Elles ne sont pas non plus dangereuses pour la santé.

1200 personnes ont participé à cette étude.

  • 18-30 ans : 300
  • 31-40 ans : 200
  • 41-50 ans : 200
  • 51-60 ans : 200
  • 60 ans ou plus : 300

La moitié des participants pour la catégorie d’âge 18-30 ans s’est révélée être asymptomatique, c’est à dire sans le moindre symptôme.
« Le reste de la population a signalé des plaintes musculo-squelettiques bénignes sans plaintes spécifiques concernant la EOP (Protubérance Occipitale Externe) ».

Ces résultats sont donc basés sur un échantillon de personnes relativement faible.

Ne soyez donc pas surpris par les résultats de cette étude. Ce qui est plutôt impressionnant par contre, est que ces excroissances touchent les jeunes adultes, même si c’est de manière minoritaire, et s’il pourrait y avoir une corrélation avec l’utilisation des smartphones, elle n’est pas prouvée…

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