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Bientôt des iPhone auto-nettoyants ?

Si nous adorons tous nos téléphones, il faut reconnaître qu’ils sont assez « sales » : il y pullule des microbes et autres joyeusetés peu ragoûtantes. Pour les nettoyer, un petit coup de chiffon suffit pour l’extérieur, mais il est impossible de les débarbouiller de l’intérieur. Un problème auquel Apple pourrait décider de s’attaquer prochainement si l’on en croit un nouveau brevet déposé par la Pomme.

Manipuler un iPhone finit par en abîmer les capteurs

La poussière, les bactéries en tous genres mais aussi le squalène – un lipide que l’on trouve dans le sebum, autrement dit « l’huile de nos doigts » – finissent par s’insinuer à l’intérieur de nos appareils à force de manipulations répétées.

Bientôt des iPhone auto-nettoyants ?

Un récent brevet déposé par Apple montre que la firme planche sur un système permettant de nettoyer les capteurs environnementaux sans avoir besoin d’ouvrir le moindre appareil :

Les appareils de communication mobiles intelligents (par exemple, les smartphones et les montres intelligentes) peuvent être équipés de capteurs environnementaux, tels que des capteurs de pression, des capteurs d’humidité et des capteurs de gaz.

Ces capteurs étant en contact avec l’air, des poussières diverses, des gaz et du squalène peuvent s’y insinuer. Or le squalène réagit fortement avec certains gaz comme les oxydes d’azote présents dans l’atmosphère. La réaction chimique entre le squalène et des gaz oxydants perturbe les mesure de ces capteurs et risque même de les endommager durablement.

iPhone auto-nettoyant : Comment ça marche ?

Pour nettoyer ces capteurs fragiles et totalement inaccessibles sans ouvrir chaque appareil, Apple a donc pensé à une technique inédite :

Les rayons UV peuvent déclencher un processus de photo-oxydation, qui entraîne la décomposition du squalène. Lors de la réaction avec la lumière UV, le squalène est décomposé en trois sous-produits, qui sont inoffensifs pour les capteurs environnementaux.

Bientôt des iPhone auto-nettoyants ? #2

Si ce brevet semble relever un peu de la science-fiction, on se dit aussi qu’en pleine crise du coronavirus, tout progrès permettant de nettoyer plus efficacement l’objet que l’on manipule le plus au quotidien est loin d’être superflu…