Ce moteur pourrait atteindre 99% de la vitesse de la lumière

Anthony
6 novembre 2019
Anthony Brogat

Un ingénieur de la NASA a récemment fait part d’une idée farfelue, celle d’un moteur capable en théorie d’atteindre 99% de la vitesse de la lumière (fixée à 299 792 458 m/s). Mais avant d’envisager d’explorer des mondes nouveaux et étranges, de découvrir de nouvelles formes de vie et de nouvelles civilisations, il va falloir régler un problème ou deux dans la mise en application de ce système.

Un moteur « théorique »

Ce moteur pourrait atteindre 99% de la vitesse de la lumière

David Burns, ingénieur de la NASA, ne manque pas d’audace. Débarquez comme ça au bureau avec un projet de moteur capable de transformer les rêves de conquêtes spatiales de l’Homme en réalité, nous, on dit chapeau !

Le moteur en question est en réalité un accélérateur à particules. Dans une boucle sont confinés des ions soumis à une très forte accélération dans le vide. Celle-ci augmente leur masse et leur offre ainsi une légère impulsion.

Les ions accélérés dans une boucle au sein d’un moteur à propulsion vont légèrement faire avancer l’engin avant de le faire reculer tout aussi légèrement. C’est la troisième loi de Newton. Alors maintenant, si les ions sont accélérés sur une partie de la boucle et rapidement décélérés ensuite, la poussée serait plus forte dans un sens que l’autre. A chaque accélération, la masse augmenterait jusqu’à se rapprocher de la vitesse de la lumière.

Une mise en application qui relève de la science-fiction

Ce moteur pourrait atteindre 99% de la vitesse de la lumière #2

Avant d’imaginer une flotte de vaisseaux spatiaux équipés du moteur de David Burns entrain de sillonner la galaxie il va falloir régler un ou deux détails techniques. Trois fois rien.

Comme vous vous en doutez, l’idée de David Burns a attiré l’attention de la communauté scientifique. New Scientist a ainsi approfondi le concept et réussi à déterminer que l’engin pouvant accueillir l’accélérateur à particules devrait mesurer au bas mot 200 mètres de long pour 12 mètres de diamètre. Côté énergie, on parle ici de la puissance d’une ville entière simplement pour démarrer l’engin.

Si la mise en chantier du projet n’est pas pour demain, David Burns estime tout de même que son idée a du potentiel (à défaut d’être efficace). Précisons aussi que notre ingénieur a imaginé son concept sur son temps libre, probablement dans son garage, et sans aucun financement.

La NASA n’est donc pas prête d’abandonner sa bonne vieille propulsion thermique. Mais un jour, qui sait ?

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