La Cité du Cinéma réquisitionnée pour les JO 2024, EuropaCorp réclame 14 millions d'indemnisation

La Cité du Cinéma, louée principalement par la société de production de Luc Besson, EuropaCorp, va servir de cantine aux athlètes des Jeux Olympiques de Paris 2024. Le problème, c'est que cette décision a été prise unilatéralement par Nef Lumière, la société propriétaire de la Cité du Cinéma. EuropaCorp réclame donc une indemnisation.

La Cité du Cinéma réquisitionnée pour les JO 2024, EuropaCorp réclame 14 millions d'indemnisation

EuropaCorp demande 14 millions d'euros d'indemnisation

La société de production EuropaCorp de Luc Besson réclame une "indemnité d'éviction" de 14 millions d'euros ainsi que de "délivrer formellement le congé du bail principal " à Nef Lumière, propriétaire de la Cité du Cinéma.

Nef a en effet décidé, sans consulter les locataires de la Cité du Cinéma, de transformer l'endroit en cantine pour les athlètes des JO de Paris 2024. Le site devra être prêt pour novembre 2023 afin d'accueillir les athlètes près du village olympique toujours en construction.

EuropaCorp n'est pas la seule société à être mise en danger par ce projet de cantine olympique, 9 autres entreprises sous-locataires ayant été également mises à la rue.

Maitre Arnaud de Senilhes, l'avocat d'Europarcorp a déclaré à l'AFP :

L'existence même de chacun des occupants de la Cité du Cinéma est mise en péril et va porter un coup mortel à l'un des fleurons de l'écosystème audiovisuel français.
Jamais à si brève échéance, les occupants ne pourront trouver de locaux pour les héberger plus d'un an si ce n'est en signant de nouveaux baux commerciaux les engageant pour trois ans au moins, ce qui rendra impossible leur retour dans les locaux de la Cité du cinéma.

Un coup dur supplémentaire dont ces entreprises n'avaient pas vraiment besoin dans un contexte déjà très difficile pour les acteurs du cinéma français.

Des négociations en cours entre EuropaCorp et Nef Lumière

La société de production voit en ce projet " un mépris pour la culture" :

"Partir coûte de l'argent, cela désorganise tout l'écosystème crée autour de la Cité du Cinéma, avec des tournages, des décors. Il y a un mépris du monde de la culture" déclare Régis Lefebvre, directeur de la communication d'EuropaCorp

De son côté, le gérant de la société Nef Lumière, Colliers Global Investors France (CGIF), affirme avoir tenté de négocier pour "trouver un accord amiable de libération anticipée".

L'objectif premier de la Cité du Cinéma était de permettre de gérer toute la production d'un film sur un seul et même site, des décors à la réalisation en passant par l'écriture du scénario.

Ce concept n'ayant pas totalement fait ses preuves, on peut légitimement se poser des questions sur l'avenir de ce lieu après les Jeux Olympiques de Paris 2024...