Vous avez peut-ĂȘtre vu passer la semaine derniĂšre une rumeur concernant le possible rachat dâEuropa Corp, la sociĂ©tĂ© de production de Luc Besson, par le gĂ©ant amĂ©ricain de la VOD Netflix.
Il faut dire que depuis lâĂ©chec commercial de Valerian, le studio français est dans une position Ă©conomique dĂ©licate, et quâil a revu Ă la baisse ses budgets et ses ambitions. Le studio se concentre dĂ©sormais sur la production de 4 Ă 5 longs mĂ©trages par an de budgets infĂ©rieurs Ă 30 millions dâeuros chacun, et la production de sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es en anglais.
Les rumeurs de rachat ont influĂ© sur les marchĂ©s, puisque lâaction a complĂštement flambĂ© en fin de semaine, passant de 1,60⏠à 2,80⏠en 2 jours, ce qui a eu pour effet de doubler la capitalisation boursiĂšre de la sociĂ©tĂ© de Luc Besson.
EuropaCorp est bien Ă la recherche de partenaires financiers
La direction dâEuropaCorp sâest exprimĂ©e vendredi soir via un communiquĂ© pour confirmer quâelle Ă©tait bien en recherche de partenaires, mais quâelle Ă©tait encore loin dâune quelconque signature, que ce soit avec Netflix ou toute autre sociĂ©tĂ© :
La sociĂ©tĂ© prend de nouveau acte des diverses rumeurs contradictoires et imprĂ©cises vĂ©hiculĂ©es par la presse concernant le trĂšs grand nombre de partenaires potentiels que la presse prĂȘte Ă la sociĂ©tĂ©, les mĂȘmes organes de presse nâhĂ©sitant pas Ă se contredire eux-mĂȘmes.
confirme de nouveau avoir entamĂ© des discussions avec divers partenaires financiers et/ou industriels potentiels en vue dâun renforcement de ses capacitĂ©s financiĂšres. La sociĂ©tĂ© indique que ces diverses discussions sont toutes Ă un stade prĂ©liminaire, quâelles se prolongeront le temps nĂ©cessaire, que la structure dâun accord Ă©ventuel nâest pas arrĂȘtĂ©e et quâaucun partenaire potentiel ne bĂ©nĂ©ficie dâune exclusivitĂ©. A ce stade toute « annonce » concernant quelque nom que ce soit comme futur partenaire de la sociĂ©tĂ© ne correspond pas Ă une information mais seulement Ă une spĂ©culation. La sociĂ©tĂ© informera le marchĂ© dĂšs lors quâun projet sera concrĂ©tisĂ©
Si un accord Ă©tait trouvĂ©, Netflix pourrait diffuser le catalogue dâEuropaCorp, comprenant des licences comme Taken, Taxi ou Le transporteur.
Mais surtout Luc Besson pourrait ĂȘtre amenĂ© Ă produire et mĂȘme Ă rĂ©aliser des films originaux sous le label Netflix Originals.
Et quand on voit que le gĂ©ant de la VOD accĂ©lĂšre la cadence avec Bright et Mute, on se dit que tout est possibleâŠ
















