La question d’un Deadpool 4 revient avec insistance depuis le succès massif de Deadpool & Wolverine, mais son réalisateur, Shawn Levy, vient de jeter un sérieux coup de froid sur les attentes des fans. Loin d’un simple problème de calendrier ou de contrat, le blocage est avant tout narratif. Dans une industrie saturée de suites et de reboots, le cinéaste reconnaît que faire revenir le Merc with a Mouth n’a jamais été aussi complexe.
Pourquoi Deadpool 4 ne peut pas être un simple film de super-héros
Invité du podcast On Film… With Kevin McCarthy, Shawn Levy a reconnu qu’il réfléchissait déjà à la manière d’aborder un éventuel Deadpool 4, tout en admettant que le défi est immense. Selon lui, les grandes réussites modernes du genre reposent sur une alchimie difficile à reproduire :
Les films comme Avengers: Endgame fonctionnent parce qu’ils s’appuient sur des années de narration héritée
Cette logique a pleinement profité à Deadpool & Wolverine, pensé comme une lettre d’amour aux films Marvel de l’ère Fox, souvent moqués mais profondément ancrés dans la mémoire collective. Le problème, c’est que cette approche atteint désormais ses limites.
Un quatrième film ne pourrait plus simplement jouer la carte de la nostalgie sans risquer l’essoufflement. Il devrait proposer autre chose, sans renier ce qui a fait le succès du personnage.
Deadpool dans le MCU : un nouveau départ qui complique tout
La situation est d’autant plus délicate que Deadpool est désormais intégré au MCU. Là où les deux premiers films jouaient la carte de l’outsider irrévérencieux, et où Deadpool & Wolverine concluait une trilogie cohérente, un nouvel épisode devrait remplir une double mission. Il faudrait à la fois prolonger l’histoire existante et poser les bases d’un nouveau chapitre dans un univers partagé déjà très dense.
Shawn Levy l’admet implicitement : vouloir capitaliser trop vite sur la fin de Deadpool & Wolverine pourrait nuire à l’impact du personnage. Le réalisateur évoque même la nécessité d’attendre après Avengers: Secret Wars, afin de laisser retomber la poussière narrative et de redéfinir clairement la place de Deadpool dans la chronologie Marvel.
Plutôt qu’un aveu d’échec, cette prudence ressemble à une stratégie. Levy sait que Deadpool ne peut pas devenir un héros Marvel comme les autres sans perdre son identité. Prendre le temps, quitte à frustrer les fans, apparaît alors comme la seule option crédible pour éviter un film de trop.
Pour Marvel, le vrai défi n’est donc pas de faire Deadpool 4, mais de trouver le bon moment et la bonne raison de le faire.












