# La vente de cartes Pokémon de collection est taxée 36,2% en France ![](https://pix-geeks.com/wp-content/uploads/2026/03/vente-cartes-pokemon-collection-taxee-362-impots-france-155228.jpg) **Date:** 21 mars 2026 **Source:** [PIX GEEKS](https://pix-geeks.com) **Catégories:** [Geek](https://pix-geeks.com/geek/) > [Goodies](https://pix-geeks.com/geek/goodies/) **Étiquettes:** [Pokémon](https://pix-geeks.com/dossier/pokemon/) **Elles dormaient dans des classeurs, coincées entre deux pochettes plastifiées. Aujourd’hui, certaines [cartes Pokémon](https://pix-geeks.com/carte-pokemon-rare-ebay-million/) se négocient au prix d’une voiture. Et quand les montants s’envolent, le fisc n’est jamais très loin.** Les premières éditions, les cartes gradées PSA 10, les Dracaufeu holographiques de 1999, tout un segment du marché a basculé dans l’univers des actifs de collection. Contrairement à ce que beaucoup croient, aucune taxe n’a été créée spécifiquement pour les cartes Pokémon. En revanche elles tombent [**sous le régime existant des plus-values sur biens meubles**](https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/3788-PGP.html/identifiant%3DBOI-RPPM-PVBMC-10-20140401)\.La seule différence est que les ventes record à six chiffres, relayées en boucle sur les réseaux **ont fini par attirer l’attention de Bercy**. ![](https://pix-geeks.com/wp-content/uploads/2026/03/vente-cartes-pokemon-collection-taxee-362-impots-france-155205.jpg) Pour nombre de vendeurs, la découverte est brutale. Une carte oubliée dans un tiroir pendant vingt ans peut générer une imposition que personne n’avait anticipée. ## Pas d’impôts pour les ventes au dessous de 5 000 euros Le mécanisme est simple, mais ses conséquences le sont beaucoup moins. En dessous de 5 000 euros, aucune imposition et la revente d’une carte ou d’un lot reste totalement exonérée dans le cadre des plus-values sur biens meubles. C’est ce qui explique que l’immense majorité des transactions entre particuliers passe sous le radar fiscal. Au-delà, tout bascule. La vente entre dans un régime déclaratif qui impose le gain réalisé. Le problème, c’est que les prix ont explosé : une carte achetée quelques dizaines d’euros dans les années 2000 peut aujourd’hui franchir cette barre sans difficulté. ## 36,2% d’impôts pour les ventes de cartes Pokémon au dessus de 5000 euros Une fois le seuil franchi, l’addition est salée. La plus-value, c’est-à-dire la différence entre le prix d’achat et le prix de vente, est taxée à 36,2 %. Ce taux combine 19 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Attention : ce n’est pas le prix de vente qui est imposé, **mais uniquement le gain**. Exemple : - Une carte achetée 1 000 euros, revendue 10 000 euros - Plus-value : 9 000 euros - Impôt dû : environ 9 000 x 36,2% = 3 258 euros - Gain net : 5742 euros Oui, le gain net fond de près d’un tiers, bienvenue en France ! Sur des cartes vendues plusieurs dizaines, voire centaines, de milliers d’euros, le montant de l’impôt peut donc devenir vertigineux. Ce cadre impose de plus une rigueur administrative : la déclaration doit être effectuée dans un délai court après la transaction, sinon vous risquez de devoir payer une amende salée en plus. ## Objets de collection : un régime alternatif, mais pas automatique Il existe une autre voie : certaines cartes peuvent être qualifiées d’objets de collection au sens fiscal. Dans ce cas, un régime différent s’applique : une taxe forfaitaire de **6,5 % sur le prix de vente** total, et non sur la plus-value. Sur le papier, c’est nettement plus avantageux, surtout quand le gain est important. Mais cette qualification ne se décrète pas. Elle repose sur des critères précis : rareté, ancienneté, caractère singulier, et peut être contestée par l’administration. Toutes les cartes Pokémon, même à forte valeur, n’entrent pas dans cette catégorie. Et dans certains cas, le régime classique peut même se révéler plus favorable, notamment si la plus-value est modeste ou si la durée de détention ouvre droit à des abattements. Chaque vente doit donc être analysée au cas par cas. ## Un marché sous surveillance croissante Au-delà de la fiscalité, un autre risque guette les vendeurs réguliers. Quand l’achat-revente devient fréquent, l’administration peut **requalifier l’activité en activité commerciale**\.Exit le régime des plus-values occasionnelles. **Les revenus basculent alors dans une catégorie fiscale bien plus lourde, avec des obligations déclaratives renforcée**s. Ce point est rarement anticipé, mais il devient critique à mesure que le marché se structure. Plateformes spécialisées, ventes aux enchères en ligne, groupes de revente sur les réseaux, les transactions sont de plus en plus traçables. Et le fisc dispose aujourd’hui des outils pour les suivre. Contribuables : attrapez-les tous ! --- **Article précédent:** [Game Boy Jukebox Pokémon : Nintendo transforme la Game Boy en jukebox rétro pour les 30 ans de la saga](https://pix-geeks.com/game-boy-jukebox-pokemon/)