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SynthID : Google lance un détecteur d'images IA gratuit qui reconnaît aussi celles de ChatGPT

SynthID : Google lance un détecteur d’images IA gratuit qui reconnaît aussi celles de ChatGPT

Depuis le 7 octobre, n’importe qui peut envoyer une image, une vidéo ou un fichier audio sur synthid.com pour vérifier s’il porte le filigrane invisible de Google ou de ses partenaires. Le site reconnaît aussi OpenAI, NVIDIA et Kakao, mais il ne repère pas toute l’IA du Web.

  • Google lance un détecteur d’images IA gratuit accessible à tous, mais en anglais uniquement.
  • Il reconnaît les filigranes invisibles de ses partenaires comme OpenAI ou Nvidia, pas toutes les IA du Web.
  • Le service donne un résultat simple : oui ou non, sans préciser si une image est entièrement générée ou retouchée.

Depuis sa première version de mai 2025, le SynthID Detector restait réservé aux journalistes, aux professionnels des médias et aux chercheurs inscrits sur liste d’attente. Google l’ouvre désormais à tous, dans le monde entier mais en anglais seulement, dans un billet de blog de Pushmeet Kohli, vice-président science et initiatives stratégiques chez Google DeepMind. Son argument : mieux connaître l’origine d’un contenu aide chacun à décider à quoi se fier. Apple doit rejoindre la liste des partenaires reconnus, sans date annoncée.

Un site, trois types de fichiers et une connexion obligatoire

Le principe tient en quelques clics : on se connecte avec un compte Google, Apple ou OpenAI, on dépose un fichier sur synthid.com, et le site cherche le filigrane que ces entreprises glissent dans leurs créations.

SynthID : Google lance un détecteur d’images IA gratuit qui reconnaît aussi celles de ChatGPT

Le service accepte les formats courants : JPG, PNG, WEBP ou HEIC pour les images, MP4, MOV ou WEBM pour les vidéos, MP3, WAV ou FLAC pour l’audio. Le site demande aussi d’envoyer la copie de meilleure qualité possible, pour un résultat plus précis.

Chaque utilisateur dispose en outre d’un quota quotidien d’environ 10 vérifications. Les ingénieurs cités y présentent ce plafond comme un moyen d’empêcher que le détecteur serve à entraîner des outils de suppression de filigrane. Le verdict, lui, se limite à un oui ou un non : fini les zones surlignées que voyaient les journalistes dans la version de 2025.

Plus de 180 milliards d’images et de vidéos déjà marquées

Google affirme avoir marqué depuis 2023 plus de 180 milliards d’images et de vidéos, ainsi que 240 000 années d’audio. Ses modèles Nano Banana, Veo et Lyria appliquent SynthID, tout comme Gemini, Flow, ProducerAI et Vids. OpenAI l’a adopté en mai et figure donc parmi les partenaires que le détecteur sait lire.

Le site s’ajoute aux vérifications déjà intégrées à Search, à l’application Gemini et à Chrome, qui traitent régulièrement plus d’un million de requêtes par jour, selon Google.

Un détecteur de filigrane, pas un détecteur d’IA

La page d’accueil du site l’écrit en toutes lettres : ce n’est « not a general AI detector ». L’outil ne reconnaît que les médias des entreprises qui ont adopté SynthID. Microsoft et Meta utilisent leurs propres systèmes de marquage, et leurs contenus ne seront donc pas signalés.

Un résultat négatif ne prouve rien : un fichier sans filigrane peut très bien venir d’une IA qui n’utilise pas SynthID. Un résultat positif a aussi ses limites. Le message affiché, « made or edited with Google AI », ne distingue pas une image entièrement générée d’une photo simplement retouchée, et il prévient que le fichier a pu être modifié depuis. La FAQ du site, relevée par Search Engine Journal, admet qu’aucun signal n’est totalement robuste et conseille de recouper plusieurs indices avant de trancher.

Meta n’y échappe pas non plus : en juillet, Reuters a constaté que l’outil de détection de Meta ne reconnaissait pas certaines de ses propres images recadrées.

Reste à savoir si un outil qui ne connaît que les IA de quelques fabricants, Apple compris bientôt, suffira à départager le vrai du faux.

Rédacteur en chef de PIX GEEKS, ingénieur, entrepreneur et consultant, je change de casquette comme de projet. Geek curieux, je navigue entre tech, IA, web et pop culture.