Le masque de Ghostface n’a rien perdu de son pouvoir d’attraction. Avec 94 000 entrées dès son premier jour d’exploitation en France, Scream 7 signe le meilleur démarrage hexagonal de toute la saga. Dans un marché français aussi concurrentiel, notamment sur les sorties de genre, un tel score installe immédiatement le film en tête des nouveautés et confirme la capacité de la franchise à transformer un lancement en événement culturel.
Ce chiffre prend toute sa dimension face aux précédents volets : le reboot Scream (2022) avait enregistré environ 34 000 entrées le premier jour, et Scream VI (2023) avait progressé à 51 000. En franchissant les 94 000 billets vendus, le septième opus double presque la performance du précédent film et triple celle de 2022, on ne parle plus d’une progression organique, mais d’un véritable saut quantitatif.
Scream 7 est bien parti pour faire un carton
La comparaison avec les totaux finaux renforce l’analyse. Scream (2022) avait terminé sa carrière française autour de 540 000 entrées, Scream VI avait franchi 1,2 million. Avec un tel démarrage, Scream 7 se place mécaniquement sur une trajectoire capable de rivaliser avec ces scores, voire de les dépasser.
Une part significative des 94 000 entrées provient des avant-premières de minuit, organisées dans de nombreux multiplexes. Ces séances créent un effet d’urgence, alimentent les discussions sur les réseaux sociaux et déclenchent un bouche-à-oreille immédiat, une mécanique désormais centrale dans les lancements de franchises à forte identité.
Un succès malgré les polémiques
Le démarrage impressionne d’autant plus que le film arrive dans un climat compliqué. Les départs de Melissa Barrera et Jenna Ortega, figures centrales des deux épisodes précédents, avaient suscité de vives réactions en ligne.
L’inverse s’est produit : le résultat démontre que la marque Scream dépasse désormais ses individualités. Lorsqu’une franchise atteint un certain niveau d’iconisation, Ghostface agit comme une entité autonome, indépendante du casting, ce qui rassure le public et facilite les transitions narratives.
| Année | Entrées jour 1 | Entrées totales | |
|---|---|---|---|
| Scream (reboot) | 2022 | 34 000 | ~540 000 |
| Scream VI | 2023 | 51 000 | ~1 200 000 |
| Scream 7 | 2026 | 94 000 | À confirmer |
Si l’on applique un ratio comparable à celui de Scream VI entre premier jour et cumul final, le seuil du million d’entrées paraît largement accessible. Reste à observer la tenue du film en deuxième semaine, traditionnellement décisive pour les productions de genre.
Malgré la montée du streaming, l’horreur événementielle conserve un attrait particulier en salle : l’expérience collective amplifie la tension et renforce l’impact émotionnel. Près de trente ans après le premier film, Scream démontre qu’elle sait se réinventer tout en préservant ses codes. Ghostface, loin d’être un vestige des années 1990, reste une figure incontournable du cinéma d’horreur contemporain.

