# Netflix rachète InterPositive Stills, la start-up IA de Ben Affleck qui automatise la réalisation de films ![](https://pix-geeks.com/wp-content/uploads/2026/03/netflix-rachete-interpositive-stills-start-up-ia-ben-affleck-automatiser-realisation-films-182315.jpg) **Date:** 23 mars 2026 **Source:** [PIX GEEKS](https://pix-geeks.com) **Catégories:** [High-Tech](https://pix-geeks.com/tech/) > [Intelligence Artificielle](https://pix-geeks.com/tech/intelligence-artificielle/), [Cinéma](https://pix-geeks.com/cinema/) > [Streaming](https://pix-geeks.com/cinema/streaming/) > [Netflix](https://pix-geeks.com/cinema/streaming/netflix/) **Étiquettes:** [Effets spéciaux](https://pix-geeks.com/dossier/effets-speciaux/) **Acteurs:** [Ben Affleck](https://pix-geeks.com/actor/ben-affleck/) **Marques:** [Netflix](https://pix-geeks.com/marque/netflix/) **Le géant du streaming vient de mettre la main sur InterPositive, la pépite technologique fondée par l’acteur-réalisateur Ben Affleck. Son arme secrète : une intelligence artificielle qui ne crée rien, mais qui apprend à voir comme un cinéaste.** On savait [Netflix](https://pix-geeks.com/netflix-impots-france/) obsédé par les algorithmes de recommandation, mais désormais, c’est directement sur le plateau, ou plutôt en postproduction, que l’IA entre en jeu. La plateforme vient d’annoncer [l’acquisition d’InterPositive](https://about.netflix.com/en/news/why-interpositive-is-joining-netflix), la start-up fondée par Ben Affleck, et le signal envoyé à Hollywood est limpide : l’intelligence artificielle ne va pas remplacer les créateurs, elle va **leur faire gagner un temps colossal**\.L’intégralité de l’équipe InterPositive rejoint Netflix, et Affleck lui-même devient Senior Advisor de la plateforme. ## La Start-up InterPositive est née sur un plateau de tournage L’histoire d’**InterPositive** ne commence pas dans la Silicon Valley, mais sur un plateau contrôlé à Hollywood. En 2022, Ben Affleck observe la montée de l’IA dans la production et constate un problème : **ces modèles ne comprennent rien au cinéma**\.Alors il fait l’inverse de tout le monde etplutôt que de nourrir une IA avec des millions d’images piochées sur Internet, **il filme un dataset propriétaire sur un vrai plateau**, avec de vraies conditions de tournage. ![](https://pix-geeks.com/wp-content/uploads/2026/03/netflix-rachete-interpositive-stills-start-up-ia-ben-affleck-automatise-realisation-films-182630.jpg) Son obsession : que l’outil parle la même langue que les directeurs de la photographie et les réalisateurs. Affleck l’explique lui-même dans le communiqué officiel de Netflix : > Il fallait construire un workflow capable de capturer ce qui se passe réellement sur un tournage, avec un vocabulaire qui correspond à celui que les cinéastes utilisent déjà. Le premier modèle d’InterPositive a été entraîné pour comprendre ce qu’Affleck appelle la « **logique visuelle** » et la « **cohérence éditoriale** » d’un film. Concrètement, l’IA sait gérer les galères du quotidien en production : un plan manquant, un fond à remplacer, un éclairage raté. Le tout sans jamais toucher à la performance des acteurs, un choix délibéré et fondamental. ## Une IA qui ne fabrique rien : elle observe Oubliez les générateurs d’images ou les deepfakes. InterPositive joue dans une tout autre catégorie. Sa technologie **s’entraîne directement sur les rushes d’un film en cours de tournage**\.Elle décortique les couleurs, la lumière, les mouvements de caméra, et apprend la grammaire visuelle du projet. Pas pour inventer quoi que ce soit. Pour reproduire fidèlement ce que le réalisateur a en tête. Des garde-fous sont intégrés directement dans les modèles pour protéger l’intention créative. Les outils sont conçus pour permettre l’exploration, mais les décisions artistiques restent entre les mains des artistes. Des datasets volontairement plus petits, des modèles focalisés sur les techniques cinématographiques plutôt que sur les performances, c’est l’exact opposé de la course au gigantisme qui anime le reste de l’industrie IA. Le résultat ? Des tâches de postproduction qui prenaient des semaines, harmoniser la colorimétrie d’une séquence tournée sur cinq jours, corriger un éclairage incohérent, effacer un élément technique parasite, **peuvent désormais être bouclées en une fraction du temps**. ### 30% du budget d’un blockbuster part en postproduction Pour comprendre l’enjeu, il faut regarder les chiffres. Sur un film hollywoodien à plus de 100 millions de dollars, **la postproduction peut engloutir entre 20 et 30 millions**\.Des mois entiers passés à retoucher des couleurs, ajuster la luminosité plan par plan, peaufiner les effets visuels. Netflix produit plusieurs centaines de contenus originaux par an, dans plus de 190 pays, avec des équipes disséminées sur tous les continents. Réduire ne serait-ce que de quelques semaines chaque pipeline de postproduction, c’est une économie à grande échelle, et **un avantage compétitif redoutable** face à Disney+, Prime Video ou Apple [TV](https://pix-geeks.com/programme-tv/)+. ## Netflix joue la carte de la confiance Du côté de la direction, le mot d’ordre est unanime : pas question de braquer les créateurs. Elizabeth Stone, directrice produit et technologie de Netflix, insiste : > La technologie d’InterPositive a été construite spécifiquement pour que les cinéastes et showrunners travaillent avec des outils qui soutiennent naturellement leurs visions créatives. Elle ajoute que l’innovation doit renforcer les conteurs, pas les remplacer. Même son de cloche chez Bela Bajaria, directrice des contenus. Elle rappelle que la relation de Netflix avec les artistes repose sur la confiance, et que ces nouveaux outils doivent élargir la liberté créative, jamais la restreindre ni se substituer au travail des scénaristes, réalisateurs, acteurs et équipes techniques. Bajaria inscrit d’ailleurs InterPositive dans une longue tradition hollywoodienne : celle des artistes qui montrent la voie dans l’usage de l’innovation. [" rel="nofollow">!\[YouTube video thumbnail\](https://pix-geeks.com/wp-content/uwkmsq-1894/wp-youtube-lyte/lyteCache.php?origThumbUrl=https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FCg078f8g3Yo%2F0.jpg) Lire cette vidéo sur YouTube]([Vidéo YouTube](https://youtu.be/Cg078f8g3Yo)) ## Hollywood n’a pas oublié 2023 En 2023, les grèves historiques des scénaristes et des acteurs avaient placé l’IA au centre de toutes les tensions. La peur : voir les studios générer des scripts ou cloner numériquement des comédiens sans leur accord. Les accords conclus depuis ont posé des garde-fous stricts. Netflix marche donc sur des œufs, et le sait. En misant sur une IA d’assistance technique plutôt que de création automatisée, la plateforme choisit la ligne la moins conflictuelle. Un outil qui accélère le travail des techniciens sans menacer l’emploi des artistes, c’est un argument beaucoup plus facile à défendre face aux syndicats. Affleck lui-même cadre le débat avec une phrase qui résonne : > Ce qu’il faut préserver, c’est le jugement humain, celui qui prend des décennies à construire, de l’expérience à affiner, et que seules les personnes peuvent avoir. [Vidéo YouTube](https://www.youtube.com/watch?v=Cg078f8g3Yo) --- **Article précédent:** [Ces technologies pourront bientôt redonner la vue aux aveugles](https://pix-geeks.com/technologies-redonner-aveugles/) | **Article suivant:** [War Machine 2 : quand la suite arrivera sur Netflix ?](https://pix-geeks.com/war-machine-2/)