# Lucy : explication de la fin débile du film avec Scarlett Johansson

**Date:** 22 mars 2026
**Source:** [PIX GEEKS](https://pix-geeks.com)
**Catégories:** [Cinéma](https://pix-geeks.com/cinema/) > [Films](https://pix-geeks.com/cinema/films/)
**Étiquettes:** [Critique](https://pix-geeks.com/dossier/critique/)
**Acteurs:** [Morgan Freeman](https://pix-geeks.com/actor/morgan-freeman/), [Scarlett Johansson](https://pix-geeks.com/actor/scarlett-johansson/)
**Réalisateurs:** [Luc Besson](https://pix-geeks.com/realisateur/luc-besson/)
**Entités principales:** Movie: [Lucy](http://www.wikidata.org/entity/Q13365715) | Person: [Scarlett Johansson](http://www.wikidata.org/entity/Q34436), [Luc Besson](http://www.wikidata.org/entity/Q484779), [Morgan Freeman](http://www.wikidata.org/entity/Q48337)
**Entités secondaires:** Place: [Taipei](http://www.wikidata.org/entity/Q1867) | Person: [Choi Min](http://www.wikidata.org/entity/Q12619549)
**En 2014, Luc Besson transformait Scarlett Johansson en super-héroïne capable de manipuler le temps et l’espace. Dix ans plus tard, une question demeure : que s’est-il passé dans les dernières minutes de ce film ? Entre [clé USB](https://pix-geeks.com/lucy-2-scenario/) mystique, pseudo-philosophie de comptoir et abandon pur et simple de toute cohérence narrative, la conclusion de Lucy reste un cas d’école du grand n’importe quoi cinématographique.**
Décryptage d’une fin qui a choisi l’absurde plutôt que l’audace.
## Retour sur l’intrigue de Lucy
Lucy (Scarlett Johansson) est une jeune Américaine vivant à Taipei qui se retrouve malgré elle transformée en mule pour un cartel coréen. Une poche de drogue synthétique **CPH4** se déchire dans son abdomen, libérant la substance dans son organisme. Effet inattendu : au lieu de la tuer, la drogue **déverrouille progressivement les capacités de son cerveau**, bien au-delà des mythiques 10% que nous utiliserions soi-disant. Télépathie, télékinésie, contrôle de la matière… Lucy acquiert des pouvoirs qui défient les lois de la physique.

Elle contacte le professeur Norman (Morgan Freeman), spécialiste du cerveau qui théorise depuis des années sur ce qui se passerait si l’humain exploitait 100% de ses capacités cérébrales. Tandis que des gangsters la poursuivent pour récupérer la drogue, Lucy ingère volontairement les doses restantes pour achever sa transformation, tout en tentant de transmettre son savoir à l’humanité avant de… disparaître ? Transcender ? Le film lui-même ne semble pas très sûr.
## La dérive finale : du thriller SF à l’écran de veille cosmique
Pendant une heure, Luc Besson parvient à maintenir un semblant d’équilibre. Le rythme est vif, Scarlett Johansson impose une présence glaciale fascinante à mesure que son personnage perd son humanité, et les scènes d’action compensent les approximations scientifiques. Mais **à partir du moment où Lucy franchit le seuil des 90% le film bascule dans une forme d’auto-sabotage spectaculaire**.
La montée vers les 100% ne constitue pas un climax, mais un effondrement narratif. Lucy cesse d’être un personnage pour devenir un concept flou, une entité abstraite **dépourvue de vulnérabilité ou d’enjeux**\.Or, sans enjeu, il n’y a plus de tension. Plus elle devient puissante, plus le film devient inerte. Les poursuites avec les gangsters coréens, menés par un Choi Min-sik (Old Boy) totalement sous-exploité, deviennent dérisoires : **comment s’inquiéter pour quelqu’un qui manipule le temps et l’espace d’un clignement d’œil** ?
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Besson tente alors de compenser ce vide dramatique par une surenchère visuelle. **Montage frénétique d’images d’archives** (du Big Bang aux dinosaures), **effets numériques tape-à-l’œil, voyage temporel improvisé où Lucy rencontre l’australopithèque Lucy**… Le tout ressemble moins à une réflexion sur l’évolution qu’à un clip publicitaire pour une marque de [télévision](https://pix-geeks.com/programme-tv/) 4K. C’est spectaculaire dans la forme, creux dans le fond.
## La clé USB ou l’art de saborder sa propre métaphysique
Et puis vient ce moment. Après avoir traversé l’espace-temps, absorbé la connaissance universelle et atteint une forme de conscience cosmique, Lucy… tend une clé USB au professeur Norman. Sur cette clé : l’intégralité du savoir humain. Rideau.
Ce choix scénaristique a tout du symbole malheureux. Réduire la transcendance à un périphérique informatique relève moins de l’ironie post-moderne que de la paresse d’écriture. Certes, en 2026, alors que **des intelligences artificielles tiennent sur quelques gigaoctets**, l’idée paraît moins absurde qu’en 2014. Mais le problème n’est pas technique, il est conceptuel : le film évacue ainsi toute réflexion sur les conséquences de ce savoir. Plutôt que d’explorer ce que signifierait pour l’humanité d’accéder à une telle connaissance, Besson range littéralement la révolution dans un tiroir.
Morgan Freeman, pourtant habitué à incarner la sagesse avec dignité, se retrouve à contempler cette clé USB avec un mélange de perplexité et de résignation professionnelle. On le comprend, le pauvre.

## » I am everywhere » : quand le vide se déguise en profondeur
La réplique finale – « I am everywhere » envoyée par SMS se veut une conclusion métaphysique. Dans les faits, elle sonne comme un aveu d’échec. Lucy devient « partout », donc narrativement **nulle part**\.Cette pirouette pseudo-philosophique ne répond à aucune des questions soulevées : que devient l’humanité avec ce savoir ? Lucy conserve-t-elle une conscience individuelle ? Quel est le prix de cette transcendance ?
Rien. Le film s’arrête brutalement, comme s’il avait épuisé son budget d’effets spéciaux avant d’avoir trouvé une vraie fin. Ce n’est pas de l’audace narrative, c’est du renoncement déguisé en élévation spirituelle.
## Le gâchis d’un potentiel prometteur
Le plus frustrant, c’est que Lucy possédait les ingrédients d’un bon thriller de science-fiction. Scarlett Johansson livre une performance remarquable, incarnant avec subtilité la déshumanisation progressive de son personnage – le regard qui se vide, les émotions qui s’éteignent, la distance croissante avec le monde qui l’entoure. Face à elle, Morgan Freeman prête sa crédibilité naturelle à des dialogues scientifiquement douteux.
Même Amr Waked, dans le rôle du policier français qui accompagne Lucy, parvient à insuffler de l’humanité dans un scénario qui l’oublie progressivement.
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Mais Besson semble tellement fasciné par ses propres idées qu’il oublie de les développer. Le mythe des 10% du cerveau, **scientifiquement faux** mais narrativement fonctionnel, aurait pu servir de tremplin à une vraie réflexion sur la conscience, l’identité ou le prix du savoir absolu. Au lieu de cela, le film accumule les affirmations péremptoires sans jamais les explorer, confondant profondeur et hermétisme.
## Lucy : beaucoup de bruit pour rien
Lucy illustre parfaitement les travers d’une certaine science-fiction française : **beaucoup d’ambition conceptuelle, très peu de rigueur dans l’exécution**\.Là où le film prétend atteindre une forme d’élévation intellectuelle, il se contente d’empiler des concepts mal digérés et des effets visuels clinquants. La fin ne conclut rien, n’explique rien, ne résout rien.
Elle transforme une prémisse intrigante en exercice de style creux, laissant le spectateur avec l’impression d’avoir assisté à un TED Talk qui aurait dégénéré en bad trip psychédélique.
Reste une question lancinante : comment un film peut-il à ce point ne pas savoir quoi faire de sa propre idée ? Besson avait entre les mains un vrai sujet – que signifie être humain quand on transcende l’humanité ? et choisit de le noyer sous des effets numériques et des fausses profondeurs. Le résultat n’est ni vertigineux ni troublant. Juste vide, décoratif et un peu prétentieux.
Bref, Lucy utilise peut-être 100% de son cerveau. Son film, lui, semble s’être arrêté à 30%.
- Lucy Bluray
Date de sortie marche Decembre 2014Titre LucyDate de sortie marche 06 Decembre 2014Langues audio Francais Anglais Audiodescription
11,27 € 12 € -5%
- Lucy
Visuels et informations non contractuels
6,56 € \7€ -5%
Note de la rédac 3
- ### L'avis de Mr Geek
Lucy propose une idée intéressante autour de l'expansion des capacités cérébrales, portée par un rythme effréné et des effets visuels spectaculaires. Toutefois, le film s'égare souvent dans des discours pseudo-scientifiques qui affaiblissent la crédibilité du scénario. Scarlett Johansson livre une performance convaincante, mais le script manque parfois de profondeur pour vraiment captiver sur la durée.
Malgré ses défauts, le film reste divertissant grâce à son énergie et son originalité dans le genre action-sf.
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[!\[Lucy en streaming\](https://pix-geeks.com/wp-content/uploads/poster/l/lucy-3327-31290-135x200.jpg)](https://pix-geeks.com/film/lucy/)
### [Lucy](https://pix-geeks.com/film/lucy/)
- \6août [2014](/film/annee/2014/) (1h29)
- De Luc Besson
- Avec Amr Waked, Bertrand Quoniam, Bob Martet, Choi Min-sik, Claire Tran, François Legrand, Frédéric Chau, Isabelle Cagnat, Jan Oliver Schroeder, Julian Rhind-Tutt
[Vidéo YouTube](https://www.youtube.com/watch?v=na38B-J4ZPw)
[Vidéo YouTube](https://www.youtube.com/watch?v=7gPrNpHaFX8)
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