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A Knight of the Seven Kingdoms se fait défoncer par les fans de Game of Thrones

Certains succès dérangent plus qu’ils ne rassurent. Avec près de 95% de critiques positives sur Rotten Tomatoes, A Knight of the Seven Kingdoms s’impose comme la série la mieux notée de tout l’univers Game of Thrones, dépassant aussi bien l’œuvre originale que House of the Dragon. Pourtant, du côté du public, l’accueil reste nettement plus frileux. Notes en chute libre, commentaires cinglants, accusations de « série trop légère » : le fossé entre critiques et fans historiques de Westeros s’est creusé comme rarement.

A Knight of the Seven Kingdoms assume sa rupture de ton

Dès ses premiers épisodes, A Knight of the Seven Kingdoms pose ses cartes sur la table. Exit les intrigues géopolitiques tentaculaires, les massacres spectaculaires et les jeux de pouvoir cyniques. La série privilégie un récit à hauteur d’homme, ou plutôt à hauteur de cheval. Adaptée des novellas Dunk and Egg de George R. R. Martin, elle suit les errances de Ser Duncan le Grand et de son jeune écuyer Egg, plusieurs décennies avant les événements de Game of Thrones.

Ce choix narratif n’est pas une faiblesse, mais un parti pris assumé. Le cœur du récit bat au rythme de l’amitié, de la morale chevaleresque et des petites tragédies du quotidien. Les enjeux sont certes plus modestes, mais bien plus incarnés. Là où Game of Thrones racontait l’effondrement d’un monde, A Knight of the Seven Kingdoms s’attache à ce qui le maintient encore debout : les hommes ordinaires face à leur propre conscience.

Un succès critique qui ne doit rien au hasard

La presse spécialisée salue unanimement cette approche resserrée. Beaucoup y voient une respiration salutaire après les excès et la surenchère qui ont fini par épuiser une partie du public lors des dernières saisons de Game of Thrones. La série séduit par sa lisibilité retrouvée, son humanité revendiquée et son rythme maîtrisé, porté par un format ramassé de six épisodes seulement.

La relation entre Dunk et Egg concentre l’essentiel des louanges. L’écriture mise tout sur les dialogues, les silences et les dilemmes moraux plutôt que sur les coups d’éclat. Un parti pris qui rappelle que Westeros n’a pas toujours été un champ de bataille permanent, mais aussi un monde de routes poussiéreuses, de villages oubliés et de chevaliers désargentés.

Une approche qui a déçu les fans de GoT

Du côté du public, le discours change radicalement. Sur les plateformes d’avis, de nombreux spectateurs reprochent à la série son aspect jugé « trop léger », voire « enfantin ». Certains y voient une comédie déguisée, d’autres déplorent l’absence de violence frontale, de dragons ou de grandes batailles rangées.

Ce rejet s’explique largement par l’héritage écrasant de Game of Thrones. Pendant huit saisons, la série a forgé une attente très précise : celle d’un univers brutal, imprévisible et souvent nihiliste. En s’écartant délibérément de cette formule, A Knight of the Seven Kingdoms se heurte à un public qui confond parfois continuité d’univers et reproduction mécanique d’une recette éprouvée.

Une réception française plus tempérée

En France, l’accueil se montre globalement plus mesuré. Les médias spécialisés saluent l’audace du projet tout en soulignant qu’il ne vise pas le même public que Game of Thrones. Plusieurs critiques évoquent une série « modeste » au sens noble du terme, qui privilégie la cohérence narrative à l’escalade spectaculaire sans fin.

L’absence de chiffres d’audience précis pour le marché français complique toutefois toute analyse chiffrée. Comme souvent avec les plateformes de streaming, la réception se mesure davantage au prisme critique et aux discussions sur les réseaux sociaux qu’à travers des données publiques vérifiables.

Et vous qu’avez-vous pensé du premier épisode de la série ?

Vos impressions sur A Knight of the Seven Kingdoms ?

A Knight of the Seven Kingdoms en streaming

A Knight of the Seven Kingdoms

  • Création 2026 En cours de diffusion
  • Network HBO
  • 1 saison
  • Avec Peter Claffey, Dexter Sol Ansell, Finn Bennett, Bertie Carvel, Tanzyn Crawford, Daniel Ings, Sam Spruell, Henry Ashton, Edward Ashley et Shaun Thomas

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