Vendredi 18 Août 2017

Call of Duty Modern Warfare : j'ai testé un jeu de guerre

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours fui les jeux vidéo de guerre type FPS. Deux exceptions toutefois, puisque j’aime beaucoup Team Fortress 2 à cause des chapeaux rigolol et Left 4 Dead (quand il fait jour).
Ce manque d’intérêt pour ces jeux de guerre remonte à Counter Strike quand j’étais au lycée dans les cyber cafés. Pas le temps de comprendre ce qui m’arrive que je me fais déjà insulter par un p’tit con. Du coup, j’ai passé toutes ces années à jouer à des RPG, des MMORPGS et des jeux de fight évitant de me confronter à mon échec le plus cuisant (en plus de ma dernière charlotte à la fraise).

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Puis il y a quelques jours mon petit ours des forêts enchantés a invité un ami à descendre chez nous pour un week-end. Je sacrifiais donc mon ordi chéri pour que les deux zouaves puissent jouer à Call of Duty Modern Warfare.
De mon coté, je cuisinais peinard un gâteau de légumes au rez-de chaussée en chantant à fond Tu m’oublieras de Larusso. Le lendemain, ils me proposent d’y jouer avec eux. Je refuse pour les raisons expliquées plus haut et puis … faible que je suis, je me décide finalement à y jouer.

Deux secondes plus tard, je me liquéfiais.

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Quand je me retrouve confrontée pour la première fois à Call of Duty

Et faut faire quoi ? Et où ? Et comment ?
Bon certes, je jouais déjà à TF2, mais ça n’a rien à voir. Les joueurs sont habillés en tenue de militaire camouflés dans un décor très franchement pas terrible (le jeu date de 2009), je ne voyais rien, je ne voyais pas les ennemis (j’ai vidé mon chargeur sur une poule pensant que c’était un joueur), et j’me faisais démonter la tête.

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P’taiiiiin. Maiiiis quoiiiiii ?! Et vas-y que j’m’énerve.
*Petite voix dans ma tête qui me dit que j’ai passé 15 ans tranquillou pépère sans FPS et qu’en plus j’avais déjà explosé mon quota de ragerie en écoutant le dernier interview de Macron*

Hmm bon, on la refait mais en moins stressé.

C’est pas mieux. Mais cette fois-ci nafoutre. Je meurs 10 fois mais j’en tue deux. Kewl *-*

Le monde merveilleux des pyjamas

Call of Duty est beaucoup plus chien qu’un Team Fortress. Tuer des ennemis relève souvent de la chance vu qu’il n’y a pas de vrais stratégies ou de travail d’équipe, si t’en trouves un et le tue avant qu’il te tue, tu peux t’estimer heureux. Par-dessus le marché, il y a les mecs qui trichent d’autres qui crient « Allahu akbar » pour une raison que j’ignore oO (vive l’option « muet »).

Certains même rageront sur le tchat « hey Amity elle triche » <– true story, j’en ai même été flattée, moi avec mes 5 kills à tout péter. Mais étonnamment, c’est un jeu beaucoup plus reposant que League of Legends, et je me demande par quel moyen j’ai pu tenir tant de temps sur ce moba rempli de haine et ai pu fuir devant les FPS qui me tendaient les bras.

Ici, les joueurs n’ont pas le temps de t’insulter, d’écrire des « Best Ahri EU » et des « fucking bots » et même si t’es le plus mauvais des mauvais, ben c’est pas grave, on ne te fera pas de remarques car on s’en bat les noix de macadamia.

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Call of Duty cet exutoire

Mais pu… bordel de m… de c.. de f.. de p…
j’te hais c…. d’enf…. va mourir !
C’est la phrase que j’ai dû gueuler dire au moins une bonne centaine de fois … si ce n’est plus. On rage, on hurle, on emmerde ce jeu et on le dit qu’on le déteste. Mais au final, on y rejoue parce-que c’est quand même bien marrant de se foutre sur la gueule.

Du coup, je squatte aujourd’hui le compte Steam du pote en question et je tanne mon p’tit ours pour qu’il lâche son Battlefield et qu’il joue avec moi. D’ailleurs, je m’excuse auprès de mes cons de voisins pour cette nouvelle et mouvementée étape de ma vie.

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