Scan Eat : le détecteur de pesticides qui scanne vos légumes

7/07/16
Anthony Brogat

Vous êtes fermement décidé à partir en guerre contre l’industrie agroalimentaire et ses sales produits chimiques ? Dans votre sacrosainte croisade vous pourrez compter sur Scan Eat, un détecteur de pesticides capable d’analyser en temps réel ce que vous êtes sur le point d’ingurgiter…

Scanner, patientez, validez et mangez

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Scan Eat, c’est le nouvel accessoire gros comme une clé USB qui, dans un futur proche, ne quittera plus votre poche. Et pour cause, ce détecteur de pesticides va vous permettre d’analyser très rapidement vos aliments, fruits et légumes, afin de déterminer si oui ou non ils renferment des traces de pesticides, y compris ceux interdits en France pour leur nocivité. L’appareil sera en mesure d’indiquer si le taux de produits chimiques représente un risque pour la santé.

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Un étudiant ingénieur récompensé pour son travail

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C’est à un certain Simon Bernard, étudiant à l’École nationale supérieure maritime du Havre que l’on doit Scan Eat.

« J’ai entendu parler d’une technologie, commercialisée l’an dernier, de spectromètre infrarouge miniaturisé à la taille d’une petite clef USB (…) Je me suis rendu compte qu’elle pouvait être utilisée pour détecter la présence et le taux acceptable ou non de pesticides dans les aliments de type fruits et légumes. »

Armée de cette nouvelle inspiration, le jeune homme de 24 ans a rapidement mis au point son premier prototype qui n’a pas manqué de se faire remarquer. Le 31 mai 2016 il remportait grâce à lui le premier prix du concours GreenTech. Mise en place par le ministère du développement durable, cette compétition récompense les plus belles inventions mixant numérique et environnement.

Pour Simon la succès story ne fait que commencer. Son premier prix lui a ouvert de nombreuses portes et il bénéficie d’un accompagnement personnalisé ainsi que d’un beau chèque de 150000€ pour l’aider à booster son projet. On parle déjà d’un second financement pouvant atteindre les 500000€… Honnêtement, ça les mérite !

Aucune date de commercialisation n’a encore été déterminée, le projet en étant à ses balbutiements. D’ailleurs, Simon Bernard s’est aussi donné pour objectif d’apporter un « upgrade » à son dispositif pour le rendre encore plus indispensable. Celui-ci pourrait à l’avenir être capable de mesurer la pollution dans l’eau et dans l’air.

Ce qui est certain, c’est que vous ne ferez plus votre marché de la même façon…

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