Les médias sociaux ne font pas (encore) le poids face aux médias traditionnels #Infographie

 
10
REACTIONS
Avr 2012 30

Je reçois régulièrement des invitations à des conférences de presse et même à des voyages de presse, autrement dit je suis plus ou moins considéré comme un journaliste.
Je sais, même à moi ça semble étrange … mais un mélange des genres est clairement en train de se produire.

Tous les twittos sont-ils des journalistes en puissance ?

L’infographie qui suit analyse le poids des réseaux sociaux comme source d’information, et les chiffres annoncés font réfléchir :

  • Les réseaux sociaux sont la 3ème source d’information devant la radio
  • De nombreux scoops ont été véhiculés par Twitter bien avant les médias classiques
  • … mais près d’une personne sur deux ont eu vent de hoax (fausses informations) véhiculés par les réseaux sociaux

Et vous comment consommez vous l’information ? Sur les médias classiques ou via les médias sociaux ?

Source Schools.com

MEDIAS

le poids des reseaux sociaux en France

les médias classiques

les médias traditionnels

Rejoins nous sur Facebook

1808 articles
Fabien Elharrar est l'auteur de cet article
Ingénieur ENSAM Paristech et diplômé du MBA de l'ESSEC, Fabien est Manager Conseil en Marketing. Il est aussi blogueur et gère le réseau PXNetwork.
8 commentaires
Nom *
Mail
Site
* Les pseudonymes "hors sujet" seront supprimés

  • 1
    Xavier Il y a 2 ans

    Cette étude traduit l’impression de beaucoup d’observateurs. Mais elle aborde le sujet du point de vue de la consommation de l’information, et non de la façon dont elle est produite, par qui, comment, etc. La fonction de journaliste se retrouve mise en question depuis la généralisation à travers le monde – y compris dans les zones que l’on penserait être dépourvues de moyens de communication modernes – des outils de contribution de type web 2.0 et consorts. Il semble essentiel de revenir à la définition de la fonction du journaliste pour déterminer si, oui ou non, twittos et facebookers peuvent être considérés comme journalistes, et si oui, selon quels critères. Dans mon travail quotidien, je me retrouve confronté à cette difficile tache consistant à « trier » les « faux journalistes » des « vrais ». Le jugement humain intervenant, il devient évident que cette opération se révèle totalement subjective. D’autant que le client, lui, n’attend qu’une chose : que tout le monde parle de lui, de sa marque, de son produit, etc. Le problème n’est finalement pas de déterminer qui est vraiment journaliste, mais plutôt de lui expliquer ce qu’est le journalisme.

    • 2
      Blog Geek Il y a 2 ans

      Il y a à mon sens une différence majeure : un journaliste est identifiable, il a une réputation et une crédibilité à défendre
      Tandis que si un twittos raconte n’importe quoi personne ne s’en souviendra …

      • 3
        Xavier Il y a 2 ans

        Les « grands » journalistes (reporters de guerre par exemple) marquent les esprits par leur engagement. Ils sont peu nombreux à s’exposer médiatiquement et à perdurer dans la profession. Le web et les réseaux sociaux ont accéléré la précarisation du métier de journaliste, et ont ajouté à l’évolution inévitable des technologies. Aujourd’hui, qui peut citer, parmi le grand public, le nom d’un journaliste ayant contribué à l’un des médias qu’il consomme ? Hormis les présentateurs de JT (femme/homme tronc) ou les journalistes sportifs (pour les fans), peu laissent de traces dans l’esprit des gens. Par ailleurs, la généralisation des pigistes aux dépends des journalistes salariés entraîne peu à peu la diminution des « encartés », ceux qui, justement, pouvaient être identifiés comme tu le dis grâce à leur carte de presse.
        Ensuite, Twitter est, je pense, un phénomène certes incroyable mais marginal car il ne touche pas la population, seulement une infime partie déjà d’ordinaire bien informée. Finalement, on se souvient de l’outil technologique qui nous a permis d’avoir l’info (Twitter, Facebook, etc.) mais pas du contributeur. Le problème intervient quand un journaliste (un « vrai ») utilise cet outil pour pratiquer son métier. Là, la frontière devient floue… A l’inverse, un blogger actif et crédible peut vite devenir plus incontournable qu’un journaliste (un « vrai ») par sa capacité à réagir vite et à toucher davantage de lecteurs. Evidemment, il n’existe pas encore de déontologie des bloggers (malgré quelques tentatives)…

  • 4
    Thibaut Parent Il y a 2 ans

    Bonjour Fabien ;)

    Tiens, pour toi, deux liens sympathique :
    – les réseaux sociaux vus par Homer Simpson > http://bit.ly/JS5IxJ
    – un jeu de geek sympathique sur Google Maps, Cube > http://on.fb.me/Ilnbtl
    Non, ce n’est pas de la publicité mais je me dis que l’infographie te plairera, de même que le jeu ! Perso, j’ai fait 6 minutes 37, je suis donc un geek très nul :)

    • 5
      Blog Geek Il y a 2 ans

      Sympa merci pour les liens
      J’en ferai peut-être des articles ;)

  • 6
    David Il y a 2 ans

    De toute manière les vrais journalistes n’existent presque plus.
    Ils font le plus souvent un relai des brèves de l’AFP ou alors se copient entre eux.
    Ils essaient de faire de l’audience, donc viennent à parler, sur-parler de faits pas toujours très importants, pour peu que cela fasse de l’audience.

    Pour moi, le vrai journaliste c’est celui qui ne laisse pas dire un mensonge lorsqu’un homme politique le fait, ( gauche ou droite), en direct.
    Le vrai journaliste c’est celui qui va sur le terrain lors des guerres et des insurrections.

  • 7
    Xavier Il y a 2 ans

    Je suis assez d’accord avec votre constat. D’ailleurs, cela entraîne un effet pervers : si, en tant que chargé de communication / relations presse, vous n’obtenez pas une dépêche (AFP notamment), vos retombées potentielles diminuent drastiquement. Je l’ai déjà constaté plusieurs fois. Ce qui confirme votre propose : les journalistes, tels des moutons de Panurge, se suivent. Si untel parle de tel sujet, c’est que cela doit être important donc j’en parle. Chacun raisonnant ainsi, c’est l’escalade (cf. différents faits divers récents qui n’auraient jamais eu une telle résonance à une autre époque). Il reste quelques vrais journalistes (heureusement !) respectueux de la déontologie. Mais ils adoptent parfois une méthode et une attitude proche de la TV poubelle (façon reporters de France Télévision qui fouillent les poubelles – justement – d’une équipe cycliste pour chercher le scoop). L’investigation, OUI, la mise en exergue du négatif parce que cela fait vendre, NON. Il y a journalisme (relater des faits et montrer du recul) et journalisme d’opinion (donner son avis et le partager avec les lecteurs). Malheureusement, les « grands » journalistes comme ceux d’hier soir ont perdu depuis longtemps leur objectivité.

  • 8
    formation à distance Il y a 2 ans

    Personnellemnt je ne suis plus la presse traditionnel comme avant, je suis partagé. Mais le secteur de la presse en ligne doit être normalisé afin de leur donner plus de crédibilité.

  • Sujets liés : , , , ,
    Partagez cet article










    Submit