Mercredi 29 Mars 2017

Doctor Who The Zygon Invasion : un caillou dans le tournevis sonique ?

Aïe ouille, mes deux coeurs saignent. Car le nouvel épisode de Doctor Who samedi dernier sur la BBC était proprement... consternant. Sacrilège ! Si on y pense, c'est peut-être la première fois en neuf ans... surtout quand on connait cette nouvelle série du Docteur par coeur (par exemple, le meilleur Docteur ce sera toujours David Tennant, voilà et toc, vu ?)

Un caillou dans le tournevis sonique ?

Bien sûr Peter Capaldi est meilleur cette saison que la précédente. Usé, morose, il avait emprunté dès le départ un registre bien trop convenu. En effet, puisque les jeunes acteurs jouaient un vieux Docteur fatigué, il aurait été logique qu'un acteur âgé joue plutôt les gamins par symétrie. Mais, je m'égare.

Car cette année, il est dynamique et rock'n'roll… littéralement, puisque qu'il met des t-shirts troués et joue de la guitare électrique dans le TARDIS ! Et puis, il y a toujours Clara Oswald (Jenna-Louise Coleman) et son petit nez rigolo d'engliche, depuis maintenant trois saisons et deux Docteurs (love, amour, coeur avec les doigts… Jenna, I’m a french fan, do you like cassoulet ?)
La mythologie du personnage a même pris de la substance, en dévoilant les origines de Davros, le maitre des Daleks depuis 1975, ou une nouvelle apparence (très maligne) du Master, l'ennemi juré du Docteur depuis 1971.

Un TARDIS dans la chaussure ?

Mais voilà, pourtant confié à Peter Harness, un scénariste confirmé ayant notamment travaillé avec Kenneth Branagh, cet arc narratif de deux épisodes sur les Zygons (une race alien qui date du quatrième Docteur Tom Baker, en 1975) est incroyablement mal écrit.

Supposés faire suite à l'épisode des 50 ans de la série (avec Matt Smith en 2013), mais pompeux, donneurs de leçon, sans la finesse et l’ironie habituelle de la série, ces deux épisodes donnent en plus l’impression d’avoir été tourné à la va-vite, rédigé par quelqu’un connaissant mal les personnages, obsédé par son message infantilisant, "il faut aimer les gens même quand ils sont différents (rouges avec des pustules et des rayons mortels, par exemple), et pis la guerre c’est trop mal". Jamais le Docteur n’aura été aussi uni-dimensionnel. Les militaires simplistes et les aliens crétins ne valent pas mieux. Consternation au pays du savoir-faire anglais, au point que le nom de Steven Moffat (le "maitre des clés" du Docteur depuis 2005) apparait au détour du générique... Pour rattraper ce script calamiteux ?

Un caillou dans le tournevis sonique ?

Bien sûr, rien n’est perdu. Cette neuvième saison a démarré sous de bons auspices, avec notamment une intrigue sous-marine terrifiante, et des épisodes mettant en vedette Maisie Williams (Arya Stark dans Game of Thrones) en jeune viking victime d'une malédiction (décidément, elle aime bien les peaux de bêtes, la gueuse). Même l’épisode 9 de samedi prochain semble prometteur, même s’il lorgne du côté du légendaire "Don’t Blink"… sauf qu’ici il ne faut pas s’endormir dans l'espace (!)

Une question pourtant demeure. Contrairement aux célèbres graffiti "Bad Wolf" des premières saisons, ici toujours aucun indice sur la menace principale de cette année, celle qui doit normalement ramper au fil des intrigues successives, pour se découvrir pleinement dans les tous derniers épisodes… Doit-on s’en inquiéter ?

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